Top articles
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three times: comment on vit l'amour selon son époque
Trois époques, dans l’histoire de Tai Wan. Les années 1960, idéalisées, colorées, où les liens épistolaires sont plus forts que les liens réels, où tout un périple à travers l’île conduit à une main qui prend l’autre sous un parapluie. Des séquences de...
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rashomon: l'art du suspense à son apogée
Rashomon est un film magnfique formellement, constamment surprenant autant sur le fond que sur la forme, et même palpitant. C'est un des plus intenses suspenses que je n'ai jamais vu: l'art du suspense à son apogée. Je pèse mes mots. une belle première...
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Lola de Jacques Demy: l'amour rêvé
Lola est une jeune femme naïve, ingénue, mais sexy. Une image de la femme qui ferait bondir les féministes. Elle est évaporée, idiote, gentille, danseuse, tout ce qu’il faut pour satisfaire le fantasme de l’homme macho. Et en plus, elle attend sagement...
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Polanski: femmes vs hommes (le couteau dans l'eau, répulsion, cul de sac)
Polanski's debute. Les premiers films de Polanski sont de bons films, divertissants, mais avec un léger grincement anormal morbide qui nous confirme que l'on a déjà affaire à un grand cinéaste. Le couteau dans l'eau est formellement magnifique, sur l'eau,...
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woody allen: ce que l'on dit et ce que l'on fait (café society, l'homme irrationnel, to rome with love)
Ces 3 films récents de Woody Allen témoignent bien à mon sens d'un aspect scénaristique important dans la filmographie du cinéaste: on a de grands principes, que l'on aime énoncer en public, mais on se comporte différemment, en bref, les actes suivent...
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Hiroshima mon amour: comment renaître
C'est vrai que les dialogues de Marguerite Duras font peur mais finissent par faire mouche. Le ton faussement éteint fait beaucoup pour accentuer la tragédie. Cette tragédie est avant tout celle d'une femme blessée, traumatisée par sa jeunesse en France,...
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café society: idéaux vs argent
La reconstitution du Beverly Hills des années 1930 est savoureuse. Les piscines, les balcons, les costumes, les voitures, tout y est, les lumières sont magnifiques et les dialogues, à coup de name dropping nous plongent dans l'époque. L'autre bon point...
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chinatown: hommage aux films noirs hollywoodiens
Polanski signe ici un polar américain, californien même, qui fait un peu penser à ces films de Billy Wilder (sunset boulevard, assurance sur la mort) où, sous un soleil tiède, les magnifiques villas abritent des êtres plus démoniaques les uns que les...
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mission: impossible 4: frissons garantis
Ecrire sur un film de divertissement n'est pas facile. C'est quand on en voit un mauvais (comme les Aventures de Tintin de Spielberg, qui ne parvient pas à restituer l'humour de Hergé et rallonge l'histoire par des scènes de batailles interminables) que...
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Gone girl: accéder à l'idéal social
Gone girl est un bon film, Fincher sait raconter une histoire, tenir en haleine. Les ficelles de son thriller sont parfaitement tirées, le scénario et ses effets sont idéalement contrôlés. Rien que pour ça, Gone girl mérite le détour. Les images sont...
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thérèse d de claude miller: une madame bovary tenace
50 ans après Franju, thérèse desqueyroux. le roman de mauriac prend à nouveau forme sous l'oeil d'un cinéaste. audrey tautou, étonnante, et décidément très talentueuse, tient le rôle avec rigueur et passion. j'ai aimé ce film, peut-être parce qu'il a...
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vous n'avez encore rien vu: immensément torride
Alain Resnais est un cinéaste étonnant. Ses films sont toujours surprenants, parfois déroutants, rarement lourdauds, mais en prenant des risques, il peut parfois se casser la figure. Ici, tout est juste. Ce film est une merveille. Des décors surprenants:...
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To be or not to be: une grande farce libre
Ca y est, j'ai vu mon premier Lubitsch. Allemand, émigré aux Etats-Unis en 1923, il s'est fait une place au soleil à Hollywood. To be or not to be est l'un de ses derniers films, tourné 5 ans avant sa mort. Il témoigne de la maîtrise inouïe de Lubitsch...
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jacques audiard: difficile d'affirmer sa nature
le cinéaste Jacques Audiard est talentueux. Ses films sont mystérieux, ambigus, complexes, parfois étanches, imperméables. De rouille et d'os est un magnifique conte moral, un amour entre une bête virile (comme semble beaucoup les aimer Audiard) au coeur...
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eyes wide shut: ce que l'on ne veut pas voir
A chaque vision d'EWS, de nouvelles thématiques m’apparaissent et le titre du film montre bien que j’avais bien (et je n’étais pas le seul) les yeux bien grand fermés lors de ma première vision. Comment imaginer l’impensable ? Imaginer que ce que nous...
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intouchables: un enthousiasme communicatif
Intouchables est le succès de l'année, de la décennie, des 4 dernières décennies même dans le cinéma français. J'avais été échaudé par Bienvenue chez les Ch'tis qui malgré son immense succès déjà en son temps, m'avait laissé plutôt de marbre. Intouchables...
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l'exercice de l'état: où se situe le courage?
Mouef... Je voulais voir si c'était vraiment, comme je l'ai lu de ci de là, le film français de l'année 2011. Et j'ai nettement préféré l'appolonide et même the artist cette année. il y a certes, un climax au moment de l'accident de voiture, remarquablement...
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l'aurore de murnau: 2 facettes du sentiment amoureux
C'est l'un des premiers chef d'oeuvre de l'histoire du cinéma américain, et il est réalisé par un immigré allemand. C'est un film magistral, muet mais qui n'a pas pris une ride comme on dit. Il réussit à faire ressentir le mirage, le désir, la folie que...
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the tree of life: aimer la nature pour avoir la grâce
un film d'une beauté magnétique, comme souvent chez terrence malick. une femme perd son fils, un homme perd son frère et c'est le monde qui bascule. La nature l'emporte, elle emporte toujours tout sur son passage, et il faut essayer de l'accepter, de...
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le guépard: la délicatesse de l'aristocratie
On l'a souvent dit, mais force est de constater que c'est vrai: le Guépard est un film sur la nostalgie d'un temps révolu. Je comprends que ce film ait pu susciter des débats car le temps révolu que semble regretter Visconti au travers du prisme de son...
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Mud: de la difficulté de grandir
J'ai découvert ce jeune cinéaste branché dont on parle tant: Jeff Nichols avec son 3ème film. Et c'est vrai qu'il y a un certain talent, pour ne pas dire un talent certain chez ce jeune homme et dans son univers. Le Mississippi est filmé de manière amoureuse,...
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gus van sant: gerry, paranoïd park
j'ai profondément aimé ces 2 films de Gus Van Sant, plus que l'hagiographie de Harvey Milk avec le monolithique Sean Penn. Gerry est dérangeant, c'est une plongée lente mais sûre au tréfonds de l'âme humaine et de sa solitude. Angoissés, silencieux, les...
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ordet: la bienveillance de l'innocence
Voir un film de Dreyer était un objectif que je m'étais fixé il y a bien longtemps déjà, mais que je ne parvenais pas à concrétiser. C'est chose faite avec Ordet. Voir Ordet, c'est d'abord entrer dans un monde doux, poétique et irréel. Il faut accepter...
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somewhere: filmer la nonchalence
Que dire de ce film ovni... Le premier plan est trop long d'un chouïa. La scène de la patinoire aussi. En fait, dès le début, toutes les premières scènes s'étirent en longueur et agacent un brin, même si elles posent doucement l'atmosphère du film avec...
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le genou de claire: n'être attiré que par le beau
Eric rohmer est un vrai cinéaste. Ses personnages sont constamment en mouvement dans des décors somptueux, spécialement dans ce film, tourné dans les paysages magnifiques du lac d'Annecy. Couleur, cadrage, lumières (avec Nestor Almendros) forment un tout...